Le hérisson élégant

Les hérissons ont aussi leur mot à dire!

15 novembre 2007

Fichage ethnique?

76038909Pourquoi ne pas vouloir savoir?

Autant le test ADN me choque même si je n'arriverais pas trop à expliquer pourquoi, autant là...

Je lis que SOS racisme annonce avoir récolté 80000 signatures contre la statistique ethnique. J'avoue ne pas bien comprendre pourquoi on s'élève contre le fait de faire des statistiques ethniques. Il s'agirait visiblement de collecter des informations concernant les revenus, le niveau d'étude...

Je pense qu'au contraire, ce genre de démarche peut être salutaire. Pour prendre un exemple similaire, comment saurions-nous que les femmes, à âge égal, niveau d'étude égal et poste égal gagnent moins que les hommes si nous n'avions pas de statistiques sexuelles? Ne serait-il pas intéressant de savoir si les Noirs ou les Arabes gagnent autant que les Blancs à poste et niveau d'étude identiques?

Pour ce que j'en sais, il n'est pas prévu de faire figurer cela sur les papiers d'identité; je trouve donc le parallèle avec Vichy (qui figure au début de l'appel proposé par SOS racisme) un peu facile. Et à force de toujours tout comparer avec la situation de la deuxième guerre mondiale, on finit par discréditer les atrocités et injustices qui y ont été perpétrées, mais c'est un autre sujet...

Il s'agit d'enquêter et non de ficher. Et n'oublions pas que rien n'oblige à répondre à une enquête. Des dérives sont peut-être possibles mais des bénéfices aussi. Les personnes issues de l'immigration ont-elles autant de chances face aux études, face au travail, face au logement que les Blancs? C'est ce que ce genre d'étude statistique pourrait permettre de savoir de manière plus claire.

Maintenant, je ne me fais pas non plus d'illusions, il faudrait ensuite prendre les mesures politiques pour rétablir l'équilibre et là, je doute que le gouvernement en place fasse ce qu'il faut...


Photo: Getty Images

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06 novembre 2007

Souviens-toi l'été dernier...

i65204travail_enfantSHOPPINGL'été 2006, le gouvernement indien a adopté une loi interdisant le travail des enfants, même domestique.
Et je lis à l'instant sur le site de Courrier international que des sous-traitants de Gap font travailler des enfants qui fabriquent des vêtements qui seront dans les magasins américains et européens pour les fêtes de fin d'année.

L'ironie du sort veut qu'à l'heure où je lis cet article, je porte un tee-shirt Gap. Mais si ça avait été Zara, Mango, H&M ça aurait été pareil... Malheureusement.

Et pourtant, je ne peux pas dire que je fais des efforts, que je me prive d'acheter.
Comme tout le monde, je le sais, mais je n'y pense pas, je préfère ne pas y penser parce qu'on ne peut pas porter toute la misère du monde sur ses épaules.
Sauf pour me donner bonne conscience, quand j'achète quelque chose de plus cher: "Oui, mais ça au moins, c'est fabriqué par des gens qui sont payés correctement / c'est fabriqué en France, ça ne parcourt pas le monde entier en utilisant plein de kérosène"
Oui, mais l'autre fois, en regardant l'étiquette d'un débardeur Claudie Pierlot, j'ai pu lire: "Made in India". Dans quelles conditions a-t-il été fabriqué?

Que pouvons-nous faire à notre échelle, sans devenir des ascètes rigoristes? Comment mieux consommer? Sûrement en consommant moins, mais est-ce réellement suffisant?

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02 novembre 2007

Enfants soldats en Birmanie

BIRMSi certains ont une boîte mail yahoo, ils ont peut-être vu récemment, en voulant consulter leur mail, une "une" qui annonçait la parution d'un rapport d'Human Rights watch sur les enfants soldats enrôlés de force par la junte birmane. On parle moins des problèmes que connaît ce pays actuellement mais le sinistre scénario qui s'est joué et se joue encore en Afrique semble trouver ici un déplorable remake.

Les recruteurs militaires vendent et achètent des enfants d'une dizaine d'année pour combler les trous dans l'armée!

On peut lire notamment sur le site d'Human Rights watch:


Un garçon a confié à Human Rights Watch qu’il avait été recruté de force à l’âge de 11 ans, en dépit du fait qu’il ne mesurait qu’1m30 et pesait moins de 31 kilos. Les officiers travaillant dans les centres de recrutement falsifient régulièrement les dossiers d’enrôlement afin de faire passer les enfants pour des jeunes de 18 ans, l’âge minimum légal pour le recrutement.

Les recruteurs ciblent les enfants qui se trouvent dans les gares de trains et d’autobus, sur les marchés et autres lieux publics, et ils les menacent souvent d’arrestation s’ils refusent de s’engager dans l’armée. Certains enfants sont battus jusqu’à ce qu’ils acceptent de se porter « volontaires ».

On peut aussi y lire des témoignages d'enfants ou de militaires dont le suivant:

« Ils ont rempli les formulaires et m’ont demandé mon âge. Et quand j’ai dit 16 ans, ils m’ont frappé et le sergent m’a dit, ‘Tu as 18 ans. Réponds 18 ans’. Il m’a reposé la question et j’ai dit, « Mais c’est vraiment mon âge’. Le sergent m’a demandé, ‘Alors, pourquoi t’es-tu enrôlé dans l’armée ? » J’ai répondu, ‘C’était contre mon gré. J’ai été capturé’. Il a dit, ‘Ok, ferme-la alors’, et il a complété le formulaire. Je voulais seulement rentrer chez moi et je leur ai dit mais ils ont refusé. J’ai dit, ‘Alors, s’il vous plaît, laissez moi simplement donner un coup de fil’, mais ils ont refusé cela aussi ».
—Maung Zaw Oo, décrivant son deuxième enrôlement forcé dans l’armée, en 2005.

Et là, je vais poser une question et tant pis si elle a l'air bébête: mais enfin, comment peut-on être cynique et inhumain au point de porter la main sur un enfant et le forcer à foutre sa vie en l'air, s'il a la chance (?) de rester en vie?

KOUROUMAIl faut lire ou relire l'excellent livre d'Ahmadou Kourouma, Allah n'est pas obligé, qui prend pour narrateur un enfant soldat, Ibrahima, qui navigue entre drogue et violence. Excellent livre que j'ai étudié deux années consécutives avec des classes de seconde et qui fait toujours un grand effet aux élèves. Il a d'ailleurs reçu le prix Goncourt des lycéens ainsi que le prix Renaudot.


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24 octobre 2007

Vous reprendrez bien un peu de Belgique

belgiqueQuand il n'y en a plus, il y en a encore. Après ce billet sur les panneaux flamands, puis cet autre sur un site flamand, je reproduis ici un commentaire écrit par NoBlush, qui nous livre un point de vue différent sur l'actualité belge. Ca aurait été dommage de le rater, voilà pourquoi je tiens à le mettre en valeur ici!

Dans la Belgique de 1830, le français était la langue des riches en Wallonie comme en Flandre! On a imposé le français aux néerlandophones, certes, d'une vilaine façon, certes, mais on l'a aussi imposé aux Wallons qui parlaient... wallon (oui, c'est une langue!).
Pour ce qui est des problèmes d'apprentissage du néerlandais, c'est vrai que les Wallons ne s'en préoccupent pas beaucoup (et à Bruxelles, c'est inacceptable!!!). Je pense quand même que ça va mieux de ce point de vue là, on fait des efforts. Ceci dit, ce n'est pas évident, pour un Wallon de Ciney, Jodoigne ou Bastogne de choisir le néerlandais à la place de l'anglais comme première langue étrangère. Il faut rester réaliste. Le gamin qui risque à peine de croiser un néerlandophone de toute sa vie va clairement préférer une langue internationale. Perso je trouve ça triste car le flamand fait partie de notre culture belge (qui existe, on peut me dire ce qu'on veut, je n'en démordrai pas!) et est une langue très riche, mais c'est compréhensible.
Deuxièmement, la Belgique est divisée en trois communautés (qui s'occupent de la culture et de l'enseignement, en très gros). Il s'agit de la Communauté française, de la Communauté germanophone et de la Communauté flamande (à Bruxelles les communautés française et flamande se chevauchent). Mais il y a aussi 3 régions: la Région wallonne, la Région flamande et la Région bilingue de Bruxelles-Capitale. De nouveau à la très grosse louche, les régions s'occupent des matières économiques (par exemple les taxes régionales, certains subsides...). Tout ce beau monde est chapeauté par l'Etat fédéral qui a de moins en moins de compétences (mais qui garde par exemple les forces de l'ordre, les impôts et ce genre de trucs).
Alors oui, effectivement, la Région flamande est plus riche que la Région wallonne qui a du mal à se défaire de l'industrie lourde du siècle passé et qui s'est fait gangrener par la mauvaise gérance du parti socialiste (j'ai pas dit que les autres sont mieux, mais les rouges n'ont rien arrangé et s'en sont mis plein les poches, l'actualité ne me contredit pas). Donc, sachant tout ça, des mécanismes de solidarité ce sont mis en place entre la Flandre et la Wallonie (comme il en existe entre l'Angleterre et l'Ecosse ou encore au sein de l'Union européenne et ailleurs). Ces mécanismes engendrent des transferts d'argent entre les régions mais n'ont jamais réellement été estimés: certains parlent d'une voiture achetée par chaque famille flamande à chaque famille wallonne chaque année, d'autres parlent de 2000 euros par famille et par an, d'autres encore de 25 euros par mois (je crois, c'est qu'on fini par s'y perdre). Bref, ces transferts qui, je le répète, se produisent ailleurs sans même que l'on trouve ça étrange, font les beaux jours des partis nationalistes qui revendiquent une Flandre indépendante vu que sans ces boulets de Wallons, on se sentirait bien moins à l'étroit.
Bref oui, c'est une histoire de sous, de fierté, de complexe d'infériorité par rapport à une langue, mais c'est surtout, à la base, une peur de l'autre parce que l'autre est différent et qu'on ne le connaît pas, qu'on n'apprend pas à le connaître et qu'on ne veut pas apprendre à le connaître. Bref, comme souvent dans ce genre de galère, c'est une histoire d'intolérance.
PS: Pour qu'on ne dise pas que je ne sais pas de quoi je parle, je suis wallonne née en Ardennes et j'y ai passé ma jeunesse. J'habite maintenant Bruxelles et je travaille à Malines (en Flandre) depuis 3 ans. Je suis sortie 8 ans avec un Flamand et j'ai également de nombreux amis néerlandophones. Je suis des cours du soir à la fiscale hogeschool où j'ai décidé de perfectionner mon néerlandais qui était déjà pas mal et en gros, j'adore la Flandre. J'aime juste remettre les idées en place car j'aime avant tout mon pays, en entier!



Super intéressant, non? Et ça permet d'élargir le débat.
N'hésitez pas à aller sur le blog de NoBlush, qui parle de la Belgique, mais pas que!

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08 octobre 2007

Flanders on line

flandreBon d'abord, je tiens à préciser que la Belgique n'est pas mon seul centre d'intérêt, mais j'ai ouvert ma grande g....., alors en ce moment, je me fais une culture belge, enfin du moins j'essaye.

Alors voilà, j'ai trouvé un site francophone (notamment, puisqu'il est disponible aussi en néerlandais et en anglais) sur la Flandre dans lequel beaucoup de choses sont expliquées. Il peut donc permettre de saisir avec beaucoup plus de finesse que ne le fait la majorité des médias, la complexité de la situation de ce pays.

Et pour en revenir à ce que je me posais comme questions sur les crispations autour de la langue, on y trouve des réponses plus que convaincantes... Par exemple, saviez-vous que pendant la Première Guerre Mondiale, des milliers de soldats flamands dans les tranchées étaient sous les ordres d'officiers qui ne parlaient ni ne comprenaient leur langue: je vous laisse imaginer les pertes humaines engendrées par ce "problème technique"...

Alors c'est sûr, il ne faut pas oublier l'histoire, et la France est bien placée pour le savoir...


Photo: www.flandersonline.org

 

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21 septembre 2007

Tombés dans le panneau?

FLANDREBon, visiblement, c'est pas la fête en Belgique en ce moment... Ca, tout le monde est au courant. Mais il y a une chose qui m'a frappée alors que je regardais le journal de 13h sur France 2 (n'allez pas croire que c'est une habitude, je n'ai même pas la télé, mais je rappelle que je suis en dispo, que non, je ne suis pas payée et que oui, je trouve ça normal mais que bon, je rame pour trouver un stage et que pour le moment je n'ai rien à faire, alors merde! Je regarde le journal de France 2, parfois...).

Donc il y avait dans ce passionnant JT un reportage sur un village flamand, dont j'ai bien sûr oublié le nom, qui avait interdit le bilinguisme sur les panneaux sous peine d'amende. C'est-à-dire que sur un chantier par exemple, où il y a plein de panneaux, dont le contenu informatif peut quand même être utile pour éviter les accidents, eh bien le français était prohibé, interdit, exclu.

Je ne porte pas de jugement, même si, en tant que prof de français, je n'aime pas que l'on s'attaque à ma chère langue. Cela va évidemment beaucoup plus loin que ça et c'est à ça que je voulais en venir: la valeur symbolique d'une langue est immense, il n'y a qu'à penser à tous ces débats sur l'anglicisation. Malgré tout, je n'arrive pas à comprendre pourquoi un pays qui a la chance de vivre dans le pluringuisme s'impose le rejet d'une langue qui appartient à son histoire, qui est une richesse supplémentaire et non un handicap comme semblent le penser certains Flamands. Mais je m'arrêterais là car je ne connais pas suffisamment le sujet.

Cela me fait néanmoins penser à un autre pays qui me semble beaucoup plus à l'aise avec sa langue et celle des autres. Je veux parler de la Grèce, et plus particulièrement de la Crète: les panneaux sont quasiment systématiquement dans les deux alphabets: ni renonciation à l'alphabet d'origine, ni rejet de l'alphabet latin.

Il s'agit certes de deux situations très différentes mais dans le rapport qu'un être humain entretient à sa/ses langue(s) et à celle(s) des autres, il y a une grande part du rapport qu'il entretient avec les autres.

Illustration: Wikipedia

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20 août 2007

Ralentis Speedy!

COYOTE

J'arrive longtemps après la bataille mais je dois avouer que je n'étais pas au courant; et de toutes façons, il faut que cette histoire soit relayée jusqu'à la rentrée. En effet, comme pour de nombreux Français, les actualités ne passent pas toujours par moi pendant la période estivale et je n'avais donc pas entendu parler du discours de Sarkozy à Dakar le 26 juillet.

En feuilletant le Libération d'aujourd'hui, je suis tombée sur une lettre ouverte riche d'enseignements de Nathalie et Sophie Kourouma, filles d'Ahmadou Kourouma dont j'ai étudié avec une classe de Seconde (et avec bonheur) le livre primé sur les enfants soldats Allah n'est pas obligé.

Très intéressant puisque Sarkozy a dit: "le drame de l'Afrique c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Jamais il ne s'élance vers l'avenir, jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin." En nous livrant une description de l'Africain comme contre-blason de l'homo liberalicus parfait qu'il prétend incarner, Sarkozy montre une fois encore qu'il n'a pas de temps à perdre à réfléchir. Ni lui, ni ceux qui écrivent ses discours. C'est que lui, il a un destin vers lequel il doit foncer ce qui suppose de ne pas avoir le temps de tourner sept fois sa langue dans sa bouche...

... Ou bien de faire une petite recherche. En faisant ne serait-ce que taper "Histoire de l'Afrique" sur Google, Sarkozy aurait pu constater, comme le lui rappellent charitablement les Kourouma, que des événements (pour peu que l'histoire s'y réduise) jalonnent l'histoire du continent, depuis -409 avant JC (débarquement des Malais à Madagascar) en passant par des fondations de cités Etat en 918 ou par la scission du Maghreb en trois régions au XVIIIème siècle.

Je m'aperçois alors que ce que je reproche à certains de mes élèves de banlieue, à savoir leur manque de curiosité, est à déplorer chez notre président qui a pourtant la chance de disposer de plus de facilités qu'eux. Mais surtout sa responsabilité est plus grande puisque lui a une audience que la majorité d'entre eux, d'entre nous, n'aura jamais.

Un exemple à ne pas suivre ...

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19 juin 2007

Tchadors en chute libre

iranienneJe sais que ça ne fait pas intello, mais je m'en fous. J'ai vraiment bien aimé ce reportage dans le Elle de cette semaine sur les jeunes Iraniens et surtout sur les jeunes Iraniennes.
Très bien illustré, il permet de remettre certaines choses en perspective. L'Iran fait peur: son président qui voudrait par exemple la ségrégation sexuelle dans les espaces publics, ses fanatiques qui régentent la vie de la population, les tensions autour de la bombe...

Mais il y a aussi cette société civile, ces femmes discrètement mais sûrement rebelles que les photos d'Alfred Yaghobzadeh nous font découvrir dans cet article de Caroline Laurent. Cette dernière nous livre les analyses  de Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne à Téhéran.
Un regard décalé sur cette jeunesse qui me donne confiance en l'avenir! iraniennes_2

J'ai aussi trouvé de très belles photos concernant l'Iran sur le site suivant: www.alikhaligh.com. J'aime beaucoup la photo de gauche qui, en saisissant un bref instant de vie, résume bien la soif de liberté et la détermination de la jeune femme face à l'oppression que représente cette silhouette noire, voilée, de dos, comme sans âme.

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24 mai 2007

"Beyrouth des cent palais et Béryte des pierres"

libanNadia Tuéni, poétesse libanaise que j'ai découvert cette année, a notamment écrit un recueil de poème sur son pays: Liban: vingt poèmes pour un amour, alors que la guerre de 1975 faisait rage.

Ironie du sort? J'ai choisi il y a deux mois environ d'étudier un poème consacré à Beyrouth et alors que je m'apprête à faire cours dessus, voilà que des affrontements, si ce n'est une énième guerre, se propagent dans le pays depuis quelques jours. Pourquoi tant de souffrances réunies sur une ville? Je sais, ce  n'est pas la seule mais tout de même. C'en est au point que pour parler d'une situation chaotique, on emploie dans le langage familier: "c'est Beyrouth ici?". Et le langage de tous les jours est très souvent révélateur.

Pourquoi une ville que je m'imagine si belle, si connue pour sa culture et son amour des lumières de l'intellect, si connue pour sa chaude sensualité est-elle le théâtre de tant de guerres répétées? Pourquoi ce lieu qui regroupe tant de gens différents semble-t-il être la proie éternelle de la violence aveugle?

Pour lire le poème de N.Tuéni, c'est ici: http://www.geocities.com/marxist_lb/nadia_tueni.htm

tueni

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