04 juin 2008
La semaine dernière, je suis partie pour un long week-end à Bruxelles (il faudra que j'en reparle) avec mon frère chez une amie. J'aime partir à l'étranger chez des gens. On voit moins de choses mais on les voit autrement. Et justement, j'ai eu l'occasion de découvrir un groupe qui monte, les Too Much and the White nots. Le chanteur est impressionnant, d'autant plus qu'il joue aussi de la guitare et de l'harmonica; la violoncelliste est gracieuse et surtout talentueuse; le reste du groupe est à l'avenant.
Et...
Ils jouent à Paris très bientôt! Quartier des Abbesses le 13 juin, et dans un bar vers Buzenval (que j'avais envie d'essayer depuis longtemps en plus) le 14 juin.
Toutes les infos, démos etc... sur leur myspace.
28 novembre 2007
Arcimboldo
Comme je le disais dans mon dernier billet, je me suis rendue récemment à l'expo Arcimboldo au musée du Luxembourg avec Philosophette, la prof de philo qui déchire.
Pour la première fois de ma courte vie, je n'ai pas fait la queue pour rentrer dans ce musée, et roublardise sur le gâteau, j'ai obtenu grâce à une blagounette ou deuxà destination du guichetier un tarif jeune (alors que j'ai passé l'âge). Mon intention n'était pas là, j'aurais bien trop honte de vouloir gratter, mais il faut croire que mon potentiel humoristique a (encore) progressé, donc on ne va pas se plaindre.
Donc Arcimboldo, tout le monde connaît de nom et de vue: c'est ce peintre qui représente des têtes avec des fruits, des légumes, des outils, des oiseaux, des instruments et même... des bites, oui vous avez bien lu! Et pourquoi pas après tout? Evidemment, je me suis empressée d'acheter une carte postale représentant ce viril amoncellement. Mais là, comme je suis une grosse flemmasse et que j'ai plein de boulot, j'ai
la flemme de la scanner. Un jour peut-être...
Minute cuture G: sachez tout de même qu'Arcimboldo est à l'origine du genre pictural de la nature morte, ce n'est donc pas n'importe qui et on peut dire qu'il a eu un coup de génie.
L'expo était très intéressante, mais courte tout de même. A chaque fois que je vais dans ce musée, j'ai l'impression que l'espace rétrécit, qu'il y a de moins en moins d'oeuvres présentées, ou c'est moi qui grossis?
Du 15 septembre 2007 au 13 janvier 2008; vous avez encore le temps ;-)
01 novembre 2007
Cité de l'architecture
C'est vraiment un lieu enchanteur.
J'ai adoré les moulages de façades d'églises: on voit souvent beaucoup mieux que sur place. Alors même si ce n'est pas authentique, ça vaut vraiment le coup. L'atmosphère de ces galeries des moulages est vraiment étonnante. Les murs sont peints en rouge "pompéien" et la verrière diffuse une douce lumière. C'est vraiment très agréable de contempler dans le détail la façade de l'abbaye de Moissac ou la coupole grandeur nature de la cathédrale de Cahors.
Car il n'y a pas que les moulages, il y a aussi une galerie des peintures avec de superbes reproductions de fresques et notamment cette grande coupole de la cathédrale Saint-Etienne de Cahors. Dommage, sur le site web il n'y a pas de photo, à part un lien renvoyant à l'inauguration de la cité de l'architecture: en prime de la coupole il y a Sarkozy dessus et sans faire ma mauvaise tête, je ne veux pas de lui sur mon blog, encore moins sous la coupole. Mais si vous voulez aller jeter un oeil, le site est là, et plus précisément les photos sont ici.
Enfin, le troisième étage est consacré à l'architecture contemporaine avec plein de supports différents: maquettes, extraits de documentaires TV, livres et documents d'époque, photos... On peut même entrer dans la reconstitution d'un appartement de la Cité Radieuse de Le Corbusier.
Un petit espace est aussi réservé à des expos temporaires. Actuellement, le thème porte sur les façades d'après ce que j'ai compris... Concrètement, des projets à peine réalisés (ou censés l'être ou devant l'être très bientôt) sont présentés: par exemple, la rénovation de Jussieu ou encore la construction d'un musée de la mode, près d'Austerlitz si je me souviens bien.
Pour les infos pratiques, je vous renvoie au site. Attention, je suis arrivée à peine après l'ouverture, il y avait déjà la queue (15-20 min), quand je suis sortie, c'était encore pire... Et ce n'était pas le premier dimanche du mois, jour de gratuité...
Ceci dit, à l'intérieur du musée, c'était tout à fait vivable, pas comme au Grand Palais.
Une petite visite virtuelle est proposée, mais soit je suis noeud-noeud, soit ça ne fonctionne pas pour l'instant...
26 septembre 2007
Une soirée au théâtre
Je ne suis pas une grande fan de théâtre (ne le répétez pas, ça fait pas classe pour une prof de français). Souvent, quand j'y vais, j'ai mal au dos et j'ai du mal à ne pas regarder ma montre régulièrement. Bon certes, je me souviens de queques bons moments au théâtre, par exemple le Hamlet de Peter Brook aux Bouffes du Nord.
Breffffff...... A l'occasion, donc, je me soigne.
Attirée par une bonne amie, je suis allée lundi soir dans un théâtre minuscule, un petit théâtre de poche, j'ai nommé le théâtre Darius Milhaud, situé dans le XIXème arrondissement pour voir La Leçon de Ionesco. Eh bien je dois le dire, j'ai été bluffée. Certes, je n'avais pas montre car je l'ai perdue depuis plusieurs semaines, mais je n'en aurais pas eu besoin ce soir-là. Les acteurs comme la mise en scène sont d'une remarquable qualité. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, j'ai ri et frémi.
La comédienne qui joue l'élève est lumineuse (oui, je sais, c'est un adjectif cliché, mais là, c'est vraiment approprié), son interprétation m'a ouvert de nouveaux horizons sur cette pièce; elle maintient et brise le rythme à sa guise, alternant avec brio, entre autres, les gamineries d'élève (trop) studieuse et les séductions de Lolita perverse.
Le duo avec le comédien qui joue le professeur fonctionne très bien. Ce dernier d'ailleurs a le don de jouer la folie qui monte progressivement, avec des expressions faciales impressionnantes, et je n'aurais pas aimé le croiser au coin d'une rue.
Enfin l'excellent jeu de l'acteur (eh oui!) qui joue la bonne complète cette distribution qui donne au texte de Ionesco toute sa saveur.
Petite précision: si j'ai bien compris, il s'agit d'une compagnie dont le nom est 6je...
INFO PRATIQUES: Théâtre Darius Milhaud - 80 Allée Darius Milhaud - 75019 Paris
M°Porte de Pantin - résa : 01 42 01 92 26
les lundis 10, 17, 24 septembre et 1, 8, 15, 22 et 29 octobre 2007 à 21h15
14 juin 2007
L'empire des Gupta au Grand Palais
J'ai été visiter l'expo du Grand palais sur l'Inde classique du IVème au VIème siècle. J'ai bien aimé mais heureusement que j'avais pris l'audioguide parce que sinon, tout aurait été bien abstrait et bien moins intéressant.
Outre des mises au point sur le brahmanisme puis le bouddhisme, j'ai eu le plaisir de découvrir ou redécouvrir certains dieux, comme Ganesha, qui me sont très sympathiques. Ganesha est un dieu à tête d'éléphant, très gourmand et donc représenté avec un gros ventre et parfois une corbeille de friandises. Au départ, il avait une tête humaine qui lui a été coupée pour je ne sais plus quelle raison. Il a alors dit qu'il prendrait la tête du premier être qu'il croiserait: ce fut un éléphant!
J'ai bien aimé aussi l"histoire des trois plis de beauté. A l'époque, il était super stylé
d'arborer un beau gras de cou à la Balladur. C'est pourquoi les statues de Bouddha sont représentées avec trois plis dans le cou (bien visibles sur la photo) appelés plis de beauté. Avec les yeux mi-clos et le léger sourire, c'était le summum, que dis-je, le nirvana de la classe!
Photos: © Réunion des musées nationaux



